Un appétit de gagner : comportements alimentaires désordonnés chez les cyclistes de compétition
Publié dans International Journal of Sports Science & Coaching en mai 2024 (anglais)
Les cyclistes de compétition peuvent être vulnérables à l’alimentation désordonnée (disordered eating, DE) et aux troubles de l'alimentation (eating disorder, ED) en raison de l'optimisation perçue de la composition corporelle et des influences externes au sein de la culture cycliste et des parties prenantes. Par conséquent, cette étude visait à évaluer le risque de DE et d’ED chez les cyclistes de compétition à l'aide du test d'attitudes alimentaires (EAT-26), à explorer les différences de réponses en fonction du sexe, de la discipline et du niveau de compétition, et à mieux comprendre les facteurs contribuant à la DE via une approche ouverte. -questions d'enquête terminées. Au total, 203 participants ont rempli un questionnaire à méthodes mixtes. Des troubles de l'alimentation ont été signalés par 5,7 % (n = 11) des participants, dont trois étaient des cas historiques. Le score EAT-26 médian (intervalle interquartile) était de 8 (12) sur un score total possible de 78. Un risque de troubles de l'alimentation a été observé chez 16,7 % des participants en raison d'un score EAT-26 ≥20. Les participantes avaient des scores significativement plus élevés que les participants masculins (12,5 ± 17,5 contre 6,5 ± 10,0 ; p = ,004). Il n’y avait pas de différence significative entre les cyclistes sur route et les cyclistes tout-terrain (7,0 ± 13,25 vs. 8,0 ± 10,5 ; p = ,683). Il y avait une différence significative dans les scores entre les cyclistes novices/club/régionaux et nationaux/élites/professionnels (6,0 ± 11,25 contre 10,5 ± 12,0 ; p = ,007). L'analyse thématique des réponses en texte ouvert a révélé que l'environnement social du cyclisme de compétition contribuait aux comportements DE et aux problèmes d'image corporelle. Ces résultats indiquent que les cyclistes de compétition semblent être une population « à risque » de DE/ED. Il est donc nécessaire que les parties prenantes améliorent les services nutritionnels, l’éducation nutritionnelle et créent des environnements favorables aux athlètes.
Source : Roberts, C. J., Hurst, H. T., Keay, N., Hamer, J., Sims, S., Schofield, K. L., & Hardwicke, J. (2024). An appetite to win: Disordered eating behaviours amongst competitive cyclists. International Journal of Sports Science & Coaching, 0(0). https://doi.org/10.1177/17479541241251688
Pas de commentaires