Saut en hauteur
Primo contributeur Thierry BLANCON 2023
Logique interne
S’imposer dans le classement d’une épreuve qui consiste à franchir, en prenant appel à un pied, à la suite d’une course d’élan, une barre posée sur deux taquets supportés par des poteaux. Celui qui saute le plus haut, dans les limites fixées par un règlement spécifique, au saut en hauteur, remporte l’épreuve.
Historique
Nous vous invitons à vous rendre à la page 148 de cet ouvrage écrit en 2004 par Frédéric AUBERT, Thierry BLANCON et Sébastien LEVICQ (ATHLETISME 2 : Les sauts. De l’école aux associations. Editions Revue EPS), les détails de l’histoire du saut en hauteur à travers les âges y est complète. Pour autant, il est étonnant de constater que cette discipline ne soit pas présente aux jeux de la Grèce antique, alors que depuis toujours, sous différentes formes, parfois cocasses, nos aînés se sont défiés à sauter le plus haut possible. Peut-être, par trop d’hésitations, le manque de codification de cette forme de saut a freiné son apparition universelle... Aujourd’hui, la technique du Fosbury Flop fait l’unanimité mais cela n’a pas toujours été le cas. Ciseau simple, ciseau à retournement, saut de face, saut costal, rouleau ventral ont précédés avec succès la technique dorsale créée par Richard FOSBURY dès 1965 et qui le portera sur la première marche des Jeux Olympiques de MEXICO en 1968. Il faudra attendre la fin des années 80 pour que le Fosbury Flop efface toutes les autres techniques.
Au lendemain du titre olympique, la pratique du saut en hauteur était synonyme de “pratique du Fosbury Flop” et tous les passionnés de la discipline se transformaient en apprentis biomécaniciens, afin d’appréhender cette technique révolutionnaire ! En fait, il fallait considérer le Fosbury Flop comme répondant aux même fondamentaux que les précédentes techniques. Il fallait juste comprendre que le Fosbury Flop était filiation directe avec le saut en ciseau. Richard Fosbury avait juste accepté de se laisser tomber à plat dos dans des fosses de réception... à la sécurité encore limitée. Et si l’épopée de Dick Fosbury interpelle, la lecture des pages 5 & 8 du livre rédigé en 1997 par Thierry BLANCON : SAUT EN HAUTEUR/ Fosbury. Cahier des Sports. Editions Revue EPS répond à cette curiosité.
Technologie
Les clés du saut en hauteur
L’entraînement du sauteur en hauteur se résume en quatre points, lesquels peuvent être considérés comme un condensé du modèle de performance du saut en hauteur :
Au regard de la resynthèse de l’Adénosine Triphosphate nécessaire à la production d’énergie utile pour tout type de contraction musculaire, c’est la filière Anaérobie Alactique qui est principalement sollicitée et qui doit être développée prioritairement.
Jargon de terrain
Appel : L’appel débute au moment où se pose le pied d’appel et se termine au moment où il quitte le sol. L’appel est une phase de motricité athlétique fondamentale dans les sauts. C'est la prise d’appui qui permet de passer de la phase d’élan à la phase de suspension.
Armer le pied : “Armer le pied” signifie en relever la pointe par une flexion de la cheville, avant qu’il ne se pose au sol. On évite ainsi de buter par l’avant du pied et l’on prépare la mise en tension du mollet en vue d’une contraction de type pliométrique.
Charger : “Charger” signifie s’écraser (sur ses appuis). On constate chez certains sauteurs encore peu confirmés qu’ils s’écrasent à l’appel. C’est tout autant un risque de blessure que de freinage à l’appel.
Couper le virage : L’élan en Fosbury Flop est constitué d’une partie rectiligne suivie d’une partie curviligne. A l’entrée de la courbe, les débutants, rejoignent souvent le point d’appel en empruntant un chemin rectiligne, comparable à la corde d’un arc. On dit qu’ils “coupent leur virage”.
Décaler ses appuis : “décaler ses appuis consiste à poser les pieds de part et d’autre de la ligne fictive représentant la trajectoire d’élan, qu’elle soit rectiligne ou curviligne.
Filer : L’expression de terrain “filer” signifie que prématurément le sauteur s’engage vers la zone de chute, au détriment de l’élévation. On entend aussi qu’il “plonge vers la barre”.
Fixer les segments libres : Au cours de l’appel, la jambe d’appel appui sur le sol pendant que les segments libres allègent le travail de la jambe d’appel par leur action vers le haut. En fin de poussée, les segments libres sont fixés. Le corps est d’une seule partie, d’un seul gainage.
Segments libres : Le terme est très utilisé pour les sauts, quels qu'ils soient. En totale synchronisation avec le, ou les appuis qui réalisent la poussée pour échapper à la gravité, les segments libres permettent un allègement et un équilibre du corps.
A voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Galerie photographique
Liens connexes
Un peu d’histoire.
18 Year Old Russian High Jump Champion (1961)
Brumel. On n’a rien inventé !
https://iconotheque.insep.fr/insep/app/photopro.sk/insep/
Iconothèque INSEP_Une source d’information inépuisable !
Iolanda Balaș Sőtér at the 1960 Summer Olympics in Rome
Iolanda Balas... en ciseau ! Vintage !
Valery Brumel - Tribute - Tributo
Valery Brumel... en Rouleau ventral ! Vintage !
Les débuts de Richard (Dick) Fosbury
https://www.dailymotion.com/video/x33auhq
Record du monde du saut en hauteur masculin : Javier Sotomayor (2m45), Salamanque 1993
Record du monde du saut en hauteur féminin : Stefka Kostadinova (2m09), Rome 1987
https://www.youtube.com/shorts/JdSEJIRhKsA
Entraînement... en UKRAINE

Un commentaire
salut thierry