Le sport paralympique, un nouveau regard sur le handicap
1. Définition [CF]
Les Jeux Paralympiques sont une compétition multisports semblables aux Jeux Olympiquesréservés aux athlètes atteints d’un ou plusieurs handicap(s). Ils ont lieu tous les 2 ans en alternance été/hiver. Le mot paralympique contient le préfixe “para” qui signifie “ à côté” en grec.
Le mot handicap a été défini par la loi pour l’égalité des droits des chances, la participation et la citoyenneté des personnes atteint d’un handicap comme “ constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant” (LégiFrance, 2005).
2. Histoire et évolution des Jeux Paralympiques [CF]
2.1. L’aperçu Historique
Ludwig Guttman, neurologue britannique organise en 1948 au sein de son hôpital les premiers World wheelchair and amputee games. Le but de ces jeux était de réhabiliter les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale devenues paraplégiques. Ces premiers jeux consistent en une épreuve de tir à l’arc entre deux équipes. Cette compétition prend par la suite le nom de Jeux de Stoke-Mandeville. Ces jeux se développent au fur et à mesure des années, jusqu’à la 9ème édition qui se déroule à Rome en 1960, une semaine après les Jeux Olympiques. Ils sont considérés comme les premiers Jeux Paralympiques (Olympics, 2023). Les Jeux Paralympiques d’hiver arrivent eux quelques années plus tard en 1976 à Ornsködsvik en Suède (Paralympic, 2023). C’est lors de l’année 1988 que les Jeux Paralympiques sont prévus pour la première fois dans la même ville et juste après les Jeux Olympiques (Olympics, 2023).
Les Jeux Paralympiques regroupent des athlètes en situation de handicap physique ou visuel : tétraplégique et paraplégique, séquelles neurologiques assimilables, amputation et assimilé, infirmes moteurs cérébraux, grands handicaps, non-voyants et malvoyants. Lors des compétitions, les athlètes sont répartis dans des catégories en fonction de leur handicap. Tous les handicaps présents ici n’ont pas toujours été présents lors de l’ensemble des Jeux Paralympiques et d’autres ne le sont toujours pas comme la surdité. Les personnes atteintes de paralysie cérébrale participent pour la première fois en 1980 à Arnhem. Les personnes en situation de handicap mental ont eu l’accès aux Jeux à partir de 1996 mais ont été exclues entre les années 2004 à 2012. La raison de cette exclusion vient de problèmes de classification et surtout de fausse déficience intellectuelle (tricherie) (Assemblée Nationale Française, 2009). Depuis 2012, les athlètes en situation de handicap mental sont réintégrés aux Jeux Paralympiques au sein des disciplines d’athlétisme, de natation et de tennis de table. Cela a été rendu possible grâce à un travail de la Fédération Internationale des sports pour personne en situation de handicap mental et l’ensemble des Fédérations Nationales pour créer des nouveaux critères d’éligibilités.
2.2. L’évolution des Jeux Paralympiques
Lors des premiers Jeux Paralympiques d’été (Rome en 1960), on recense la présence de 23 pays et de 400 athlètes. Lors des Jeux de Tokyo en 2021, on dénombre près de 162 nations pour 4 400 (Agence Régionale de Santé, 2023). En l’espace de 60 ans, les Jeux Paralympiques se sont notablement développés, tant en termes de nations et athlètes, en termes d’handicaps représentés ( en 1960 seulement des athlètes en fauteuil) et de disciplines (8 aux Jeux de Rome contre 22 au Jeux Paralympiques de Paris). Les Jeux Paralympiques d’hiver ont suivi une évolution comparable avec un passage de 14 nations à 46 et de 250 athlètes à 564 entre les premiers Jeux en Suède (1976) et les Jeux en Chine (2022).
Les Jeux Paralympiques ont également un enjeu sur la parité des sexes. On constate que les femmes étaient très peu représentées en tant qu’athlètes lors des premiers avec seulement 17%. Lors des Jeux de Tokyo, la barre des 40% de femmes athlètes a été franchie, ce qui est un grand pas vers la volonté de parité (Agence Régionale de Santé, 2023).
C’est lors des Jeux Paralympiques de 1992 à Barcelone que les athlètes paralympiques sont médiatisés pour la première fois. La télévision espagnole propose une couverture quotidienne ce qui est un véritable pas en avant pour l’émergence des Jeux. La médiatisation du paralympisme évolue au fur et à mesure des éditions, jusqu’à arriver aux Jeux Paralympiques de Londres en 2012 où la chaîne britannique Channel 4 atteint les 39.9 millions de téléspectateurs (Agence Régionale de Santé, 2023).
Œuvrant en faveur de l’égalité entre les Jeux Olympiques et Paralympiques, l’organisation de Paris 2024 a décidé d’utiliser le même logo pour les deux Jeux, pour la première fois de l’histoire des Jeux.
3. Les catégories de handicap et les disciplines dans le Paralympisme [NF]
3.1. Présentation
Selon le Comité International Paralympique, environ 4 milliards de personnes dans le monde, soit environ 15% de la population mondiale, vivent avec un handicap. Parmi elles, environ 15% à 20% pratiquent régulièrement une activité sportive adaptée. Pour répondre aux besoins de cette population sportive en situation de handicap, deux entités ont été créées qui sont le sport adapté et le handisport. Le sport adapté vise à adapter les activités sportives aux capacités et aux besoins des personnes en situation de handicap mental ou psychique. Il offre une variété d'activités sportives, de loisirs et de compétitions, adaptées en fonction du niveau de chaque individu. L'objectif est de favoriser l'inclusion sociale, le bien-être et le développement personnel à travers le sport. Contrairement au sport adapté, le handisport est spécifiquement destiné aux personnes en situation de handicap physique. Il englobe une large gamme de disciplines sportives, telles que l'athlétisme, la natation, le basket-ball en fauteuil roulant, le tennis en fauteuil roulant, etc. Les règles et les équipements sont adaptés pour permettre la pratique sportive aux personnes peu importe leur situation de handicap physique.
3.2. Les avantages du sport adapté et du handisport
Le sport adapté ou le handisport proposent donc plusieurs avantages qui vont être tout d’abord l’inclusion aux personnes atteintes d’un handicap en leur offrant des opportunités de participation à différents niveaux et dans diverses disciplines.
Ensuite, le handisport ou sport adapté, implique des adaptations pour répondre aux besoins spécifiques des athlètes en fonction de leur type de handicap. Ces adaptations peuvent inclure l'utilisation d'équipements spécialisés, des règles modifiées ou des installations accessibles. La pratique du para-sport apporte de nombreux avantages aux participants, tant sur le plan physique que psychologique. Cela peut contribuer à l'amélioration de la santé, de la confiance en soi, de l'estime de soi et à favoriser le développement de compétences sociales selon Martin (2018). Sherrill (2008) démontre également que le sport handicap joue un rôle important dans la sensibilisation du grand public aux défis auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap, en mettant en lumière leurs capacités et leurs réalisations plutôt que leurs limitations.
Pour finir, que ce soit via le sport adapté ou le handisport, les para-athlètes peuvent se confronter en compétition à différents niveaux. Les Jeux Paralympiques sont donc l'événement sportif majeur pour les athlètes en situation de handicap. En 2021, aux Jeux Paralympiques de Tokyo, plus de 4 400 athlètes provenant de plus de 160 pays ont participé à 539 épreuves dans 22 sports différents selon le Comité International Paralympique.
3.3. Le Paralympisme
3.3.1.Les disciplines paralympiques
Le Comité International Paralympique présente 28 disciplines disponibles au Jeux Paralympiques : 22 aux Jeux d’été et 6 aux Jeux d’hiver. L’ensemble des disciplines paralympiques ont donc été référencés par famille et type de sport en figure 1.
Figure 1 : Référencement de l’ensemble des disciplines paralympique d’été et d’hiver
3.3.2.Les catégories de handicap dans le paralympisme
3.3.2.1. La procédure de classification des handicaps
L’ouvrage “Comprendre la classification paralympique : un guide des systèmes de classification utilisés dans les sports paralympiques” de Keith Gilbert et Otto J. Schantz (2008) décrit les procédures de classification des handicaps dans le paralympisme qui peuvent varier selon les sports et les types de handicaps. Cependant, il existe généralement quelques étapes générales de classification typiques qui sont suivies. L’ensemble de la procédure de classification est résumé en figure 2.
La première étape est l’évaluation médicale des athlètes. En effet, ils subissent généralement une évaluation médicale initiale pour déterminer la nature et l'étendue de leur handicap. Cette évaluation peut être effectuée par des médecins spécialisés dans le domaine du handicap spécifique du sport concerné. La seconde étape est celle de l’évaluation fonctionnelle. Les athlètes sont donc évalués sur leurs capacités fonctionnelles spécifiques liées au sport. Cette évaluation peut inclure des tests physiques, des mesures de la force, de la mobilité, de la coordination, de l'équilibre, de l'endurance, et d'autres compétences pertinentes pour la pratique du sport en question. La troisième étape est la classification faite sur la base des résultats de l'évaluation médicale et fonctionnelle. Les athlètes sont classés dans des catégories spécifiques en fonction de leur handicap et de leur niveau de capacité fonctionnelle. Cette classification vise à regrouper les athlètes présentant des niveaux de capacité similaires afin de garantir une compétition équitable. Enfin, la dernière étape correspond à la réévaluation périodique. En effet, les athlètes peuvent être soumis à des réévaluations régulières pour garantir que leur classification reste appropriée au fil du temps. Les changements dans l'état de santé ou les capacités fonctionnelles peuvent nécessiter une réévaluation et éventuellement un reclassement.
3.3.2.2. Les catégories de handicap
Le Manuel de Classification Paralympique du Comité International Paralympique présente différents types de handicaps, et les classent en différentes catégories pour assurer une compétition équitable. Cette classification permet donc de garantir que tous les athlètes ont la possibilité de participer et de concourir dans des conditions adaptées à leurs besoins spécifiques.
La première catégorie présentée dans le manuel est celle de l’handicap physique. Ce type de handicap concerne les athlètes ayant des limitations de mouvement ou de coordination en raison de conditions telles que la paralysie cérébrale, les amputations, les lésions médullaires ou d'autres problèmes musculaires ou articulaires. La seconde catégorie est l’handicap visuel. Les athlètes ayant une déficience visuelle participent à des sports paralympiques adaptés à leurs besoins. Ils peuvent être classés en fonction du degré de perte de vision, allant des athlètes aveugles aux personnes ayant une vision résiduelle.
La troisième catégorie est l’handicap intellectuel qui inclut des athlètes ayant des déficiences intellectuelles. Cette catégorie offre des adaptations et des classifications pour s'assurer que les compétitions soient équitables pour tous les participants. Comme autre catégorie, il existe également celle du handicap auditif qui est moins courante dans les disciplines paralympiques. Cette catégorie propose des adaptations telles que des signaux visuels pouvant être utilisés pour permettre la participation équitable des athlètes sourds ou malentendants. Pour terminer, l’handicap mixte est aussi une autre catégorie dans certains sports paralympiques qui est ouvert à des athlètes présentant différents types de handicaps. Le basket-ball en fauteuil roulant qui peut accueillir des athlètes ayant des handicaps physiques et des handicaps visuels en est un exemple.
Figure 2 : La procédure dans la classification des para-athlète dans les différentes catégories de handicap inspiré de Gilbert et Schantz (2008)
4. Démocratisation du paralympisme contre les croyances : fakes [HT]
Dans le paysage sportif mondial, les sports paralympiques incarnent le courage, la détermination et l'excellence athlétique, où la volonté de se surpasser atteint des sommets inimaginables. Toutefois, malgré les avancées en matière de sensibilisation et d'inclusion, de nombreuses idées fausses persistent autour du sport paralympique, entravant sa pleine démocratisation.
Une des principales fausses croyances concerne les performances des athlètes paralympiques, considérées comme accessibles aux sportifs valides ordinaires. Rien ne pourrait être plus éloigné de la réalité. Au-delà du fait que les athlètes paralympiques rivalisent au plus haut niveau de leur sport respectif, leur détermination et leur force mentale sont tout aussi impressionnantes, voire plus, que celles des athlètes valides.
Plusieurs points méritent d'être éclaircis. Tout d'abord, le règlement spécifique rend chaque discipline paralympique complexe et unique, ne permettant pas de comparaison directe avec les disciplines olympiques. Chaque discipline exige des aptitudes différentes, difficiles à développer aussi bien pour les para-athlètes que pour les athlètes valides. Par exemple, les coureurs de la catégorie T11 ont une déficience visuelle quasi-totale et concourent avec des guides voyants et des lunettes noires opaques. Courir le 100 mètres dans ces conditions est loin d'être chose simple.
Ensuite, le niveau des guides est un autre point crucial. Les athlètes para-athlètes évoluant en catégorie T11 sont accompagnés d'un guide en compétition. Comme l'a expliqué Tiffany Logette « en fait pour tous les athlètes guidés qui soit homme ou femme il faut que notre guide soit obligatoirement plus fort que nous pour qu'on puisse avoir une marge de progression sans que le guide en fait devienne un boulet […] perso aujourd'hui les femmes qui pourraient me guider elles sont en équipe de France valide et aujourd'hui elles ont clairement autre chose à faire que vouloir me guider ».
En résumé, le guide doit avoir un niveau supérieur à celui de l'athlète, ce qui n'est pas facile à trouver compte tenu des performances des athlètes paralympiques. Les para-athlètes féminines font généralement appel à des hommes valides, mais pour certains para-athlètes masculins, il est très compliqué de trouver un guide suffisamment performant pour ne pas être un frein. Cela confirme que malgré leur handicap, les para-athlètes restent bien plus performants que bon nombre d'athlètes valides.
Une autre croyance répandue est que les Jeux Paralympiques ne sont pas aussi compétitifs ou excitants que les Jeux Olympiques. Les Jeux Paralympiques offrent une scène sportive d'une diversité impressionnante, couvrant une multitude de disciplines et de catégories d'handicap. Tout comme les Jeux Olympiques, les Jeux Paralympiques présentent une compétition passionnante, où les athlètes rivalisent pour atteindre l'excellence dans leur domaine.
En ce qui concerne la diversité des sports et des disciplines, les Jeux Paralympiques englobent un large éventail de sports adaptés spécifiquement aux besoins des athlètes en situation de handicap. Ces sports vont du basket fauteuil à la natation adaptée, en passant par le tennis en fauteuil. On compte 28 disciplines paralympiques, 22 aux Jeux d'été et 6 aux Jeux d'hiver, présentant chacune ses propres défis et exigences techniques.
De plus, les compétitions paralympiques sont intenses et tout aussi riches en performances remarquables, en revirements inattendus et en moments de suspense que chez leurs homologues valides. Un exemple marquant est la finale du 100 mètres masculin catégorie T44 lors des Jeux Paralympiques de Pékin 2008, où le sprinteur sud-africain Oscar Pistorius, surnommé "Blade Runner" pour ses prothèses en forme de lames à dépasser son adversaire juste avant la ligne d'arrivée pour remporter la médaille d'o.
5. Héritages et perspectives [BL]
Dans l’histoire des Jeux et cela depuis de nombreuses olympiades, chaque pays hôte bâtit son héritage afin de le mettre au service de la société pour les années futures. L’évènement planétaire que sont les Jeux doit être un propulseur pour l’activité économique et sociale. D’autres dimensions sont également visées : les jeux en France permettent de révéler aux Français les bienfaits du sport et sur différents secteurs : Santé, Éducation, Inclusion sociale, Mixité, Partage, etc.
Le concept d'héritage est un terme récent qui a été intégré dans la charte du Comité international olympique en 2000 et les Jeux de Londres 2012 sont devenus connus sous le nom de « Jeux de l'Héritage ». Ce concept est utilisé pour aborder et appréhender les conséquences des jeux olympiques et paralympiques et l’après évènement. Il renvoi tant à des dimensions matérielles qu’immatérielles.
Les définitions du concept d’héritage sont variées. S’il en existe plusieurs, les auteurs s’accordent pour dire qu’il y a un consensus sur le fait que l'héritage est un changement à long terme. Une définition générale communément acceptée est que l'héritage d'un événement mondial sportif comme celui-ci est « l'ensemble des structures planifiées et non planifiées, positives et négatives, tangibles et intangibles, créées pour et par un événement sportif et qui subsistent plus longtemps que l'événement lui-même » (Scheu et al., 2019). Selon cette définition, les changements structurels sont fondamentaux pour l'héritage. Les changements structurels durent plus longtemps que les Jeux Paralympiques et offrent des possibilités d'action permanentes et continues.
Scheu et al. (2019) comptent six facettes de l’héritage :
1) Développement urbain, incluant par exemple la construction de nouvelles infrastructures et la rénovation des transports publics, il y a 5000 équipements sportifs rénovés et rendus accessibles dans les villes-hôtes pour les jeux de Paris.
2) Amélioration environnementale, englobant des initiatives telles que le traitement des eaux usées et la promotion des énergies renouvelables.
3) Impacts politiques et gouvernementaux, comprenant l'instauration de nouvelles politiques et mécanismes de gouvernance.
4) Développement des compétences, des connaissances et des réseaux, résultant des expériences acquises lors de la candidature et de l'organisation de l'événement.
5) Aspects liés à la propriété intellectuelle, incluant les innovations et la valorisation des marques associées aux Jeux.
6) Influences sur les croyances et les comportements, engendrant des changements dans l'image perçue d'une ville ou d'un pays ainsi que dans les habitudes de vie des populations locales.
Dans le « projet Héritage » de candidature « Génération 2024. Des Jeux pour durer », Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF) affirme d’emblée : « Notre candidature aux Jeux olympiques et paralympiques 2024 veut inspirer une société où la diversité est pensée comme un catalyseur de richesses et d’intégration, où la différence devient une force et où aucun talent n’est inexploité. Construisons ensemble une société sans barrière où la différence n’est plus un problème, mais un atout ».
Les jeux de Paris sont l’occasion d’une incitation à la pratique sportive pour les personnes vivant des situations de handicap. Trois objectifs plus opérationnels sont déclinés. Il s’agit d’abord de faire « Des Jeux 100 % accessibles », en rendant le village olympique et l’ensemble des équipements sportifs entièrement accessibles. Il s’agit ensuite de favoriser l’essor d’une filière d’excellence du sport paralympique (avec notamment la création d’un centre d’entraînement paralympique sur un site de compétition à la suite de l’événement). Il s’agit enfin d’augmenter l’offre de pratique en doublant le nombre de créneaux handisports existant dans les équipements sportifs (Richard et al., 2020).
Richard et al. (2020) focalisent leur réflexion sur les personnes en situation de handicap. Les auteurs s’interrogent sur les conditions de construction d’un héritage immatériel pour Paris 2024. Ils s’attachent à défendre des dispositifs, en s’appuyant notamment sur l’expérience des Jeux olympiques de Londres en 2012, pour envisager des retombées positives des Jeux de 2024 sur l’inclusion des personnes en situation de handicap. Ils défendent notamment l’importance de la médiatisation des athlètes paralympiques comme levier pour développer plus largement la pratique populaire.
Selon Hélios Latchoumanaya, double champion d’Europe et du monde en parajudo, dans un podcast sur le sport paralympique, cette notion d’héritage est chère aux sportifs de haut niveau. Il précise « J’espère que cet héritage ne sera pas que sur les infrastructures et qu’il sera aussi sur les adaptations pour les publics en situation de handicap qu’ils soient sportifs ou non, et cela dans la vie de tous les jours que ce soit l’accès aux transports en commun, l’accès à certains bâtiments et également dans les médias où l’on parle beaucoup de sport parce qu’il y a Paris 2024 mais est-ce que dans un an on parlera toujours de sport ? j’espère, est ce qu’on parlera toujours de parasport ? j’espère. Est-ce qu’on en parlera encore plus ? J’espère encore plus ? Je veux que le soufflet ne retombe pas le 9 septembre 2024 » (lendemain de la fin des jeux paralympiques).
Bibliographie :
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INSEP. (2024, 5 mars). PARA PODCAST | EP # 01 | Tiffany Logette-Lods, sprinteuse [Vidéo]. YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=d3Qhl7NW72Q
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Keith Gilbert & Otto J. Schantz (2012). Understanding Paralympic Classification: A Guide to the Classification Systems Used in Paralympic Sports. Edition Routledge.
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Richard, R., Marcellini, A., Pappous, A., Joncheray, H. & Ferez, S. (2020). Construire et assurer l’héritage des Jeux olympiques et paralympiques. Pour une inclusion sportive durable des personnes vivant des situations de handicap. Movement & Sport Sciences - Science & Motricité, 107, 41-52. https://doi.org/10.1051/sm/2019031
Scheu, A., Preuss, H., & Könecke, T. (2019). The Legacy of the Olympic Games: A Review. Journal of Global Sport Management, 6, 1‑22. https://doi.org/10.1080/24704067.2019.1566757
T11 Athlétisme - une classe paralympique aux Jeux de Paris 2024. (s. d.). https://lexi.global/fr/sports/athletisme/piste/t11


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