Génération X - Y - Z
Rédacteurs : Vernet Félix [VF] - Tachdjian Mathis [TM] - Zgorski Joséphine [ZJ] - Robin Maël [RM] - 2024
Historique
Définition
- Location temporelle : le site de naissance,
- Location historique : exposé à des évènements communs,
- Location socioculturelle : conscience et idées similaires (notion d’entelechy)
Exemple de la répartition des 8 dernières générations de notre histoire
Caractéristiques
Caractéristiques des générations Baby-boomers, X, Y et Z
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Baby-Boomers |
Génération X |
Génération Y |
Génération Z |
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Sentiment de bâtir une culture nouvelle Perception d’être une génération charnière “avant et après nous” Idéalisme - Volonté de réformer le monde Recherche de la réussite professionnelle Attrait pour l’expression collective Vision positive de l’avenir Respect des intuitions et de l’autorité Loyauté envers l’entreprise et la hiérarchie |
Génération en quête d’identité Se sent victime des problèmes économiques Agressivité et cynisme Apolitique, voire nihiliste Individualisme Négation des valeurs des baby-boomers Erudition technologique Scepticisme vis-à-vis de l’avenir Désir d’équilibre entre la vie privée et le travail Méfiance à l’égard des organisations et institutions |
Besoin d’immédiateté Désir de contribuer Confiance en soi et optimisme Recherche d’un projet de vie et pas seulement d’un projet Quête de développement personnel Besoin de validation Tolérance aux différences Attrait pour l’expertise et les compétences Notion d’enfant roi et exigence pour le respect de ses droits Travailler moins et mieux |
Hyperconnectés Ultra Instantanés Culture du Zapping Partage et collaboration Equilibre vie professionnelle et personnelle Goût pour l'entrepreneuriat et la création Hédonisme Quête d’employabilité Lucidité et pragmatisme Exigence d’être traité d’égal à égal Souci de sa propre image Multiplicité des expériences de vie Sérendipité - Test and Learn Passion |
La génération Z telle que nous la définissons dans cette production a été marquée par de nombreux évènements et une transformation de la société, née à l’aube de la grande révolution d’internet. Elle a grandi en même temps qu’internet, dans une adolescence baignée dans les réseaux sociaux, l’abondance d’informations et d’influences, se construisant une identité à la marge des influences familiales et universitaires, avec une ouverture inédite sur tous les possibles (Houdé, 2016). Le monde qui accueille cette génération est frappé par le terrorisme, les préoccupations climatiques et la crise économique dans lesquels les enfants Z ont vu leurs parents évoluer professionnellement. Les combats sociaux nouveaux se multiplient et s’intensifient, le coût de la vie augmente et le monde du travail se transforme vers un individualisme connecté (Flichy, 2004). Le contexte social, économique et politique dans lequel s’est construite la génération Z a influencé leur développement à différents niveaux, présentant ainsi une population culturellement et psychologiquement différenciée de ses prédécesseurs. [RM]
Une ouverture vers l’univers des possibles
Jamais les adolescents n’ont eu accès à autant d’informations, avec des influences multiples et inédites, poussé par une maîtrise sans précédents des outils technologiques de communication (Twenge, 2019). Les nouveaux médias et les réseaux sociaux permettant à ces jeunes individus de se construire un cercle social bien plus large, diversifiés, dans lesquels chacun peut faire valoir une expression du soi par l’art ou l’opinion, et avoir accès à celles des autres (Casilli, 2010) de manière totalement horizontale. La construction de leur identité propre peut alors se nourrir de toutes sortes d’influences, à la marge de l’institution familiale et scolaire, aboutissant à une grande diversité de futurs adultes et professionnels. Le temps passé devant un écran individuel et sur les réseaux sociaux est de plus en plus élevé chez ces individus avec des impacts psychologiques et cognitifs faisant sujets de recherches aux conclusions parfois inquiétantes. Le temps d’attention est écourté, la pensée devient superficielle et la mémoire s’appauvrit (Houdé, 2016 ; Goulde, 2020). Les individus de cette génération passent moins de temps avec leurs proches (Twenge, 2019), et un lien semble se révéler entre anxiété, dépression et comportements suicidaires et réseaux sociaux (Abi-Jaoude, 2020). La génération Z constitue la jeunesse la plus dépressive jamais observée. Finalement, les individus de la génération Z se sont développés en se détachant des influences classiques familiales et scolaires en accédant à un univers des possibles sans précédents, construisant leur identité de façon plus personnelle que jamais. Seulement, leur vie sociale physique est amoindrie, leur sentiment d’appartenance moins évident, et la mise en communauté n’est plus nécessaire et se raréfie. [TM]
La génération Z a grandi dans un contexte de crise socio-économique, avec un taux de chômage en hausse, un pouvoir d’achat en baisse, et une montée du terrorisme et des préoccupations écologiques. Un contraste s’est construit entre l’ouverture virtuelle sur une pluralité de cultures et d’influences sans précédent, nourrissant l’identité de ces adultes en construction, et une vision inquiète de l’avenir, confinée dans une bulle éducative familiale plus protectrice que jamais (Tulgan, 2013). La génération Z est la génération la plus tardive dans son passage à la vie adulte : les premiers rapports sexuels sont retardés, ils restent plus longtemps chez leurs parents, et s’engage plus tardivement dans le monde du travail (Twenge, 2019). [TM]
La transformation du monde du travail
Depuis les années d’après-guerre, le monde du travail taylorien des années 30 tend à disparaître au profit d’un modèle d’entreprise répondant aux demandes diversifiées d’un marché évoluant plus rapidement que jamais. Dans ce nouveau modèle de l’entreprise, que Flichy (2004) nomme l’individualisme connecté, les relations humaines sont au cœur du processus de production. La répétition de tâches manuelles est de plus en plus confiée à des machines, et l’individu est aujourd’hui un résolveur de problèmes multitâches. Les entreprises ont quant à elles multiplié et diversifié leurs moyens de communications, créant des groupes de travail provisoires, des moments d’échanges, d’une manière plus horizontale que jamais. Cette transformation n’a pas commencé avec la génération Z, et les jeunes professionnels de la génération Y se tournaient déjà vers cette nouvelle vision du travail. Quelle est la place de l’individu dans ce nouveau monde professionnel ? Aujourd’hui, l’individu appartient à plusieurs cercles de travail provisoires et changeant, aux limites floues. Le renouvellement permanent de ses compétences et la gestion de mutation profonde de sa carrière façonne l’adulte professionnel, désormais sans la protection qu’offrait le « métier », avec ses règles, ses savoir-faire, et le sentiment d’appartenance communautaire qu’il apportait. L’individu devient responsable de sa propre compétence et doit s’assurer de façon complètement autonome en interaction permanente avec autrui. Ce nouveau modèle est exigeant pour l’individu, source de stress et d’incertitudes au regard de la précarité de l’emploi. [TM]
La génération Z dans le monde professionnel d’aujourd’hui
La génération Z a grandi accompagnée de toutes sortes d'influences et de l’émergence de combats sociaux nouveaux et diversifiés. C’est une génération tolérante à l’égard des autres, qui a évolué dans des cercles sociaux divers régis par une communication horizontale. De nombreux auteurs rapportent alors la nécessité pour la génération Z de l’équité (Dalmas, 2019 ; Lévy, 2020). Les droits individuels doivent être respectés, les personnes et le travail valorisés. La génération Z est craintive quant à leur futur équilibre de vie dans le contexte socio-économique actuel, et son engagement au sein d’une organisation - moins poussée par un sentiment d’appartenance réduit - ne pourra être assurée que par une valorisation de son travail et des conditions qu’il considère juste. [VF]
La communication doit être horizontale, bien que ce ne soit pas exclusif à la génération Z puisque leurs aînés directs tendaient déjà à l’adoption de ce mode de communication avec l’émergence d’une nouvelle organisation de l’entreprise comme discuté dans le paragraphe précédent. L’individu Z porte une estime prononcée pour ses collègues de travail et les supérieurs hiérarchiques avec lesquels il échange de vive voix et qu’il considère compétent. Il ne se sent plus redevable à une organisation mais plutôt à son cercle de travail proche. [VF]
Limites
[ZJ]
Conclusion
[ZJ]
Références
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