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RUGBY à XV : Présentation générale et données physiologiques

PRIMO contributeur : JOLFRE Fabien (Avril 2024)

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Définition

 Le rugby à XV fait partie de la famille des jeux de ballon ovale, au même titre que le rugby à 7, à 5, à 13, le beach rugby et ses cousins plus éloignés que sont le football gaélique, ou le footy australien. C’est un sport collectif de grand terrain en extérieur disputé au sein de championnats domestiques à plusieurs divisions, continentaux et lors de compétitions internationales par hémisphère, mais aussi mondiales.

Les origines

C’est en Angleterre et dans le cadre scolaire, au début du XIXème siècle, que le Rugby Football trouve ses origines, comme la plupart des sports collectifs. L’objectif est de favoriser, chez les classes aisées, une éducation qui s’appuie sur les valeurs et les vertus développées au travers de la pratique de l’activité. Les jeux sportifs naissent donc au service d’une morale et dans le but de fortifier des corps pour former une jeunesse amenée à diriger les institutions et la vie économique du pays. Rugby et Football sont d’abord mêlés dans la première moitié du XIXème siècle avant qu’une première distinction se fasse par la règle le 7 septembre 1846. Une deuxième scission apparaît le 26 octobre 1863 avec la fondation de la fédération anglaise de football, puis le 26 janvier 1871, qui marque la création de sa propre fédération : la Rugby Football Union (RFU). C’est le début de sa structuration et d’une longue évolution qui va mener le rugby jusqu’à l’ère du professionnalisme en 1995 et au jeu moderne que nous connaissons aujourd’hui.

Quelques repères et dates clés :

  • 27 mars 1871 : première rencontre internationale de rugby entre l’Ecosse et l’Angleterre.
  • 1886 : création de l’International Rugby Board (IRB) qui deviendra World rugby en 2014 et qui gouverne ce sport.
  •  1872 : création du premier club français : le Havre Athlétic Club.
  • 20 mars 1892 : premier titre de champion de France remporté par Le Racing contre le Stade Français avec le bouclier de Brennus, et arbitré par le baron Pierre de Coubertin.
  • 27 août 1895 : scission au sein de la RFU et création de la Nothern Rugby Football Union qui donne naissance au jeu à XIII et à une composante professionnelle de la pratique.
  • 1900 : Inscription du rugby à XV au programme des Jeux olympiques de Paris. La finale honteuse (violences) aux J.O. de Paris de 1924 entre la France et les Etats-Unis met fin à l’existence de l’activité dans le programme olympique.
  • 1er janvier 1906 : premier match international de la France contre la Nouvelle Zélande au Parc des Princes.
  • 1910 : la France est invitée pour la première fois au tournoi des quatre nations (Angleterre / Ecosse / Irlande / Pays de Galles) créé en 1884 et qui devient dès lors le tournoi des cinq nations.
  • 1954 : première victoire de la France dans le tournoi des cinq nations.
  • 1965 : début du rugby féminin en France.
  • 1968 : premier Grand chelem de la France dans le tournoi.
  • 1978 : la France intègre l’IRB.
  • 1987 : première coupe du monde de rugby qui se déroule en Nouvelle Zélande, remporté par le pays hôte contre la France.
  • 1995/1996 : première édition de la coupe d’Europe des clubs.
  • 1996 : création d’un tournoi féminin à quatre nations puis cinq et six.
  • 2000 : le tournoi des cinq nations devient le tournoi des six nations avec l’intégration de l’Italie

Description

 Le rugby à XV se joue sur une surface rectangulaire plane herbeuse dont les dimensions se situent approximativement aux alentours de 120 mètres pour la longueur et 60 mètres pour la largeur. Le temps de jeu est découpé en deux mi-temps de 40 minutes chacune avec une pause maximale de 15 minutes. Il y a un droit d’intervention directe sur le joueur porteur de balle, le jeu au pied et à la main sont autorisés. Les mises en jeu impliquent une conquête du ballon par les deux équipes. Le nombre de joueurs évoluant sur le terrain est de 15 par équipe, 7 ou 8 remplaçants suivant le niveau d’évolution sont autorisés. Exceptés en cas de blessure par saignement, de remplacement au poste de 1ère ligne ou pour protocole commotion, une sortie de joueur est définitive. Il existe deux cibles de marque : une horizontale et une autre verticale. Deux grandes familles de joueurs se retrouvent au sein d’une même équipe, les avants qui sont au nombre de 8, et les trois quart comprenant 7 joueurs. Des postes (piliers, talonneur, deuxièmes et troisièmes lignes, demi de mêlée, demi d’ouverture, centres, ailiers et arrière) définissent les rôles de chacun.

Les points sont attribués de différentes façons : 

A la main, avec l’essai qui vaut 5 points et qui consiste à aplatir le ballon derrière la ligne d’en-but adverse. L’essai donne droit à une tentative de transformation au pied.

Au pied, soit par un coup de pied placé (ballon posé au sol), soit par un coup de pied tombé (drop). Il rapporte 3 points, sauf dans le cas de la transformation d’un essai qui ne rapporte que 2 points. 

Logique interne[1] et principes fondamentaux

 Activité collective d'opposition entre deux organisations qui consiste à rechercher le gain d'une rencontre en s'appuyant sur une double modalité décisionnelle : combattre et / ou éviter en attaque et sur une modalité unique de combat en défense.

Le rugby vise donc à « conquérir un territoire » en cherchant à gagner du terrain sur l’adversaire par une gestion appropriée du rapport de force. L’acquisition d’une motricité spécifique individuelle et collective au service d’une intelligence situationnelle est fondamentale pour surpasser un dispositif adverse et atteindre par la main et / ou le pied les cibles de marque.

L’identité culturelle d’un club, d’une région, d’un pays, mais également les forces et faiblesses d’un collectif, constituent des données majeures dans l’orientation du rapport de force choisi. Il pourra dès lors se porter avec plus ou moins d’insistance sur une volonté d’affrontement direct et/ou de contournement.

Données aux plans physiques et physiologiques

 Le rugby à XV est une activité intermittente faite d’enchaînements de tâches dynamiques et statiques, réalisées à haute intensité avec des temps de récupération importants. Les trois filières énergétiques sont sollicitées dans un rapport équivalent. Le domaine de la force est aussi prépondérant du fait de toutes les actions de pousser, de percussion, de lutte, du droit à l’intervention directe sur le porteur de balle, mais également au travers des nombreuses collisions. La notion de poste est fondamentale et détermine des actions singulières ce qui se traduit par des types d’efforts très spécifiques nécessitant une préparation différenciée au sein d’une même équipe.

 Selon (LACOME, 2013) et (LACOME, et al., 2013), le temps de jeu effectif pour des matchs internationaux se situe entre 35 et 45 minutes par rencontre (Etude réalisée sur 30 joueurs de l’équipe de France lors de 5 matchs internationaux sur la période 2009/2010 par traitement vidéographique, système Amisco Pro) et en moyenne de 30 à 40 minutes pour des matchs nationaux. Cette étude établit une distinction entre les joueurs de devant et ceux des lignes arrières. Au sein de ces deux groupes, il y a aussi une différenciation : les piliers / deuxièmes lignes et les talonneurs / troisièmes lignes pour les avants, les demi-d’ouverture / centres et ailiers / arrières pour les trois-quarts.

Plusieurs paramètres doivent être pris en compte pour avoir un aperçu des contraintes physiologiques s’exerçant dans un match de rugby :

Le type d’efforts :

le joueur de rugby est amené à réaliser des actions de différentes natures :

·     Faible intensité = marche, course lente de replacement et de récupération

·     Haute Intensité = course, accélération avec un but manifeste

·     Effort maximal = sprint, phases de combat (ruck, maul, plaquage, conquête du ballon dans les airs) et phase statique de la mêlée. Dans ce dernier cas, la contraction isométrique est particulièrement sollicitée.

C’est une combinaison et une alternance d’exercices intermittents dynamiques et statiques qui vont constituer l’activité du joueur de rugby. Selon les études de (DUTHIE, et al., 2005) et (ROBERTS, et al., 2008), les joueurs des lignes arrières sont davantage concernés par les courses intenses et les sprints, alors que les talonneurs et troisièmes lignes par les phases statiques. Le nombre moyen de phases statiques est variable d’un championnat à un autre car il est étroitement lié au style de jeu proposé. Ainsi l’étude de (ROBERTS, et al., 2008), sur le championnat anglais fait état de 91 phases statiques (dont 21 mêlées), alors que celle de (QUARRIE, et al., 2012), sur le super rugby de l’hémisphère sud met en évidence 57 phases statiques (dont 25 mêlées).

La répartition des efforts :

Différentes études réalisées, (EATON, et al., 2006), (ROBERTS, et al., 2008), (CUNNIFFE, et al., 2009), (AUSTIN, et al., 2011), et (COUGHLAN, et al., 2011) montrent que les actions à faible intensité dominent très largement, elles représentent en moyenne entre 84% et 90% du temps pour les joueurs de devant et de 88% à 92% pour les arrières. En ce qui concerne les phases de haute intensité, elles représentent un temps minimal, de l’ordre de 8 à 10 minutes pour les avants et de 5 à 9 minutes pour les trois-quarts en fonction des études. La différence entre les deux lignes s’explique par la participation aux phases statiques et notamment la mêlée (en moyenne 8 minutes par match, contre 2 minutes pour les arrières d’après (ROBERTS, et al., 2008). La durée moyenne d’engagement dans les activités statiques, selon (LACOME, 2013), se situe aux alentours de 4.15 secondes pour les avants et 2.21 secondes pour les arrières. De plus pour les avants, ces actions de type statique représentent 75% de leur activité à haute intensité.

Les études conduites par (EATON, et al., 2006) sur le championnat professionnel anglais démontrent que la durée moyenne des activités intenses est de 2,5 secondes pour les avants et 1,7 secondes pour les arrières. La durée moyenne d’une mêlée est de 5,8 secondes et la durée des activités de course intense (vitesse supérieure à 5,5 m.s-1) inférieure à 2 secondes.

Il est à noter, d’autre part, que selon (LACOME, 2013), les piliers et deuxièmes lignes réalisent leurs accélérations en majorité à partir d’une intensité d’effort faible ou statique, alors que ce n’est pas le cas pour les arrières et les troisièmes lignes qui se situent sur des phases de moyenne et haute intensité. Ceci permet d’en déduire que les avants ont un niveau d’accélération à produire plus élevé que les arrières pour atteindre une même vitesse de déplacement, ce qui représente une fatigue plus importante. Enfin, quel que soit le poste occupé, une large majorité des accélérations est inférieure à 3m.s-2, il n’y a qu’une vingtaine d’accélération sur les 80 à 120 produites par match qui dépassent 3m.s-2.  

Tableau n°1 Données par poste des différentes courses réalisées au cours d’un match international (FEDERATION FRANÇAISE DE RUGBY (FFR), 2021) 

 

M/Min

% Marche

>18km/h/min

>25km/h/min

Acc/min

Pilier

67

48%

1.3

0.03

0.36

Talonneur

72

44%

5.2

0.14

0.61

2ème ligne

73

46%

2.4

0.06

0.37

N°6 / N°7

74

48%

6.9

0.78

0.61

N°8

77

45%

7.9

0.76

0.53

N°9

85

42%

11.2

1.15

0.6

N°10

82

45%

7.8

0.58

0.53

Centre

81

46%

8.8

1.38

0.49

Ailier / Arrière

80

48%

10.4

1.89

0.43

Le temps total de travail :

Il se situe aux alentours de 11 minutes sauf pour les ailiers / arrières dont la valeur est plus faible : un peu plus de 7 minutes (LACOME, 2013).

La distance parcourue :

les différentes études, (ROBERTS, et al., 2008), (CUNNIFFE, et al., 2009), (AUSTIN, et al., 2011), (COUGHLAN, et al., 2011) menées depuis une dizaine d’année montrent des valeurs se situant aux alentours de 6000 mètres, mais avec des différences. Elle est plus importante chez les lignes arrière. Il faut noter des variations par poste, avec notamment des piliers / deuxièmes lignes qui se déplacent le moins, des talonneurs / troisième ligne qui parcourent une distance équivalente à celle des ailiers / arrières mais inférieure à celle des demi-d’ouverture / centres (LACOME, 2013)

Image2.jpgImage2.jpgFigure n°1 : Distance totale parcourue au cours d’un match de rugby à XV en fonction des postes de jeu pour des joueurs ayant participé à l’intégralité d’une rencontre

Extrait de (N. CAHILL, et al., 2013)

  Image3.jpgImage3.jpg  Figure n°2 : Distance relative au cours d’un match de rugby à XV en fonction des postes de jeu pour des joueurs ayant participé à l’intégralité d’une rencontre. 

Extrait de (N. CAHILL, et al., 2013)

Le ratio Travail / Récupération :

D’après (EATON, et al., 2006), (CUNNIFFE, et al., 2009), et (AUSTIN, et al., 2011), pour les avants, ce ratio va de 1 pour 10 à 1 pour 4. Pour les lignes arrières, il se situe de 1 pour 15 à 1 pour 5. Selon (LACOME, 2013) le ratio moyen est de 1 pour 6.5 chez les avants contre 1 pour 8.5 chez les trois-quarts. Les différences s’expliquent par une définition différente des intensités de l’effort. Toutefois, nous pouvons en déduire, de manière générale, que les joueurs ont des temps de récupération très longs entre deux efforts intenses et que les avants ont des périodes de repos moins importantes que les trois-quarts. 

Le nombre de ratios par match d’après (LACOME, 2013) est supérieur chez les avants, se situant aux environs de 178 pour une moyenne de 137 chez les arrières. Les ailiers / arrières sont ceux qui ont le ratio le plus faible (118). L’auteur met en évidence dans son travail, la nécessité d’associer le type d’effort et la durée du ratio afin d’avoir une vision éclairée et au plus proche de la réalité du terrain pour déterminer précisément le travail à effectuer et la fatigue suscitée. Il fait également apparaitre que les joueurs qui ont la sollicitation énergétique la plus importante sont les 3èmes lignes avec les niveaux d’accélérations les plus élevés et les ratios les plus faibles. 

La vitesse maximale (Vmax) :

Les valeurs se situent entre 24 km.h-1 et 32km.h-1 en fonction du poste occupé. Assez logiquement, ce sont les joueurs des lignes arrières qui ont les Vmax les plus élevées et qui ont le plus tendance à les atteindre en match du fait de la spécificité du poste, des qualités requises et de l’opportunité de réaliser des courses plus longues que celles des avants (REARDON, et al., 2015).

Image4.jpgImage4.jpgFigure n°3 : Vitesse maximale atteinte au cours d’un match de rugby à XV en fonction des postes de jeu pour des joueurs ayant participé à l’intégralité d’une rencontre

Extrait de (N. CAHILL, et al., 2013)

La fréquence cardiaque (FC) :

L’étude menée par (DOUTRELOUX, et al., 2002), met en évidence une activité cardiaque moyenne plus élevée chez les avants (175 battements / minute) que chez les trois-quarts (150 battements / minutes). Il apparait pour les avants 6 à 8 pics par mi-temps d’une durée de 4 à 8 minutes chacun dans lesquelles la FC se situe entre 175 et 190 batts/min. Ces blocs sont constitués par une succession de tâches impliquant une forte dépense énergétique. Entre chaque pic, une activité moins intense durant entre 1 à 2 minutes permet une diminution de la FC de 40 batts/min. Chez les arrières, on note 12 à 20 pics par mi-temps avec une plus grande amplitude de la FC, se situant entre 120 et 195 batts/min, les périodes de récupération vont de 1 à 3 minutes, la FC se stabilise alors vers 130 batts/min. En termes de pourcentage, il existe des différences significatives suivant les postes. De manière générale, les avants passent plus de temps à des niveaux très élevés de FC que les trois-quarts. Ils sont sollicités à hauteur de 20% du temps à un niveau supérieur à 95% de la FC max et plus de la moitié du match à un seuil compris entre 85% et 95% de la FC Max. Les piliers et deuxièmes lignes sont ceux qui sont le plus mis à contribution, avec plus de 80% du temps à plus de 85% de la FC max contre 72% pour les troisièmes lignes et talonneurs. Concernant les lignes arrières, la répartition est plus homogène, ils passent environ les 2/3 de leur temps à une FC comprise entre 75 et 95% de la FC Max. Le temps passé à une FC supérieure à 95% de la FC Max est très faible. Les types d’efforts mis en œuvre par chaque ligne sont à l’origine de ces différences.

La sollicitation de VO2Max :

(CUNNIFFE, et al., 2009), à partir de la relation FC / VO2, ont estimé la consommation d’oxygène du joueur de rugby et ont déterminé que la VO2 moyenne pendant un match se situait aux alentours de 80% à 85% de VO2 MAX. Les auteurs précisent toutefois que cette donnée doit être considérée avec prudence et que les moyens de contrôle restent limités.  

Fake news 

Le rugby à XV n’est pas apparu du jour au lendemain en 1823 avec le fameux geste de William Webb Ellis racontant que cet élève du collège Rugby School en Angleterre, lors d’une partie de football, a pris soudainement le ballon entre ses mains et est allé le déposer derrière la ligne d’en-but adverse. Cette légende constitue aujourd’hui un symbole pour le rugby mondial, expliquant d’ailleurs l’attribution du nom du pasteur anglais au trophée suprême de la coupe du monde, mais n’a pas de véracité historique. Le football et le rugby se sont mélangés pendant de longues années durant le XIXème siècle, avec des règles très variables d’un collège à un autre pour petit à petit s’émanciper l’un de l’autre et acquérir son identité propre. 

Le saviez-vous ?  

Pourquoi le ballon de rugby est de forme ovale ?

L’origine de ce sport est liée au football, ce qui explique qu’à ses débuts, le rugby se pratiquait avec une balle ronde. C’est avec le changement de règles et la séparation entre les deux sports, que le ballon va aussi changer de forme. Deux raisons sont évoquées pour acter cette transformation : la difficulté de saisie et de course avec un ballon rond, la possibilité de faire tenir debout au sol un ballon ovale et ainsi de mieux pouvoir réussir les tentatives de coup de pied qui doivent s’élever en l’air. C’est un cordonnier de la ville de Rugby : William Gilbert qui va, dès 1852 concevoir des balles de forme ovoïde, d’abord avec des vessies de porc puis progressivement de caoutchouc recouverts de morceaux de cuirs cousus et de revêtement synthétique aujourd’hui.  

Pourquoi dit-on que l’on marque un « essai » ?

Dans les premières règles du jeu, marquer un essai ne rapportait aucun point, il donnait simplement le droit de tenter un coup de pied, qui, s’il était réussi, rapportait un point, d’où le terme d’essai ! 

Evolutions du jeu et du joueur 

La volonté des instances mondiales (World rugby) est de rendre le rugby encore plus international qu’il ne l’est actuellement. Le passage d’une coupe du monde de 20 à 24 pays à partir de 2027, la création d’un nouveau format de compétition international dès 2026 à deux niveaux lors des périodes de tournée estivales et automnale, en sont des illustrations. De même, les côtés « spectacle » et « spectaculaire » de l’activité sont mis en avant en aménageant la règle pour favoriser le jeu à la main et l’aspect offensif (règle du 50/22 par exemple), en limitant les temps morts (règle du « bunker par exemple) et en insistant davantage sur la sécurité du joueur.

Le joueur de rugby, même si la notion de poste reste prégnante et incontournable, devient de plus en plus polyvalent et capable d’assumer toutes les tâches. Il doit, de plus en plus, être en mesure d’évoluer sur plusieurs postes de la ligne, voire entre avant et trois quarts comme par exemple le français S. Macalou qui peut jouer troisième ligne et ailier en équipe de France.  

Voir aussi

Bibliographie

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ESCOT Richard et RIVIERE Jacques Un siècle de rugby [Livre] / éd. Calmann-Lévy. - 1997.

FEDERATION FRANÇAISE DE RUGBY (FFR) [Rapport]. - Marcoussis : [s.n.], 2021.

GARCIA Henri La fabuleuse histoire du rugby [Article] / éd. Martinière La. - Février 2013. - p. 1216.

HERRERO Daniel Dictionnaire amoureux du rugby [Livre] / éd. Plon. - 2003.

LACOME M [et al.] Une nouvelle approche pour quantifier la demande physique en rugby à 15 [Article] // Journal of sports sciences. - 2013.

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LACOME M Analyse de la tâche et physiologie appliquée au rugby. Etude de la fatigue associée à l’exercice maximal isométrique répété // Université de Lyon, Thèse de Doctorat. - 2013.

LACOME M Analyse de la tâche et physiologie appliquée au rugby. Etude de la fatigue associée à l’exercice maximal isométrique répété [Rapport]. - 2013.

N. CAHILL [et al.] The movement characteristics of english Premiership rugby union players [Article] // Journal of Sports Sciences. - 2013. - Vol. 31.

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Référence

PARLEBAS Pierre Lexique commenté en sciences de l'action motrice [Article] / éd. INSEP. - 1981.

Articles connexes :

WikINSEP Logique interne

WikINSEP Analyse de la pratique

WikINSEP Modèle d'entraînement

WikINSEP Modèle de performance

Liens utiles…

Fédération Française de Rugby : https://www.ffr.fr/

World rugby : https://www.world.rugby/




[1] Concept de P. Parlebas