Le mouvement olympique
Le mouvement olympique
Le mouvement sportif
Le mouvement sportif se réfère à l'analyse des mouvements dans le domaine sportif.
Il s'agit d'un domaine de la science sportive qui a pris de l'ampleur au cours de la décennie.[4]
Il est l’ensemble des structures qui œuvrent en faveur de la pratique, du développement et
de l’organisation du sport. Il relie les organismes sportifs, aux institutions nationales et à la
communauté internationale.[5]
-Le mouvement sportif international
Le mouvement sportif international est un phénomène complexe qui englobe
diverses organisations et compétitions à travers le monde. Ce vaste réseau d'organisations et
d'événements sportifs a pour objectif de promouvoir la santé, le bien-être et la
compréhension mutuelle entre les cultures et les nations. Il vise également à encourager
l'équité et l'inclusion, en veillant à ce que toutes les personnes, quels que soient leur âge, leur
sexe ou leur origine, aient la possibilité de participer et de bénéficier des bienfaits du sport.[6]
Il joue un rôle crucial dans la promotion de l'unité et la compréhension mutuelle entre
les pays. Grâce à des compétitions mondiales telles que les Jeux olympiques, il offre aux
athlètes du monde entier l'opportunité d'échanger et de coopérer au-delà des frontières
culturelles et politiques.[7]
Le mouvement sportif international se caractérise par ses objectifs communs et ses
instances dirigeantes partagées. Il vise à garantir des expériences sportives accessibles,
équitables et sûres pour tous, tout en préservant l'intégrité et l'esprit sportif. Au cœur de ce
mouvement se trouvent les organisations internationales telles que le Comité International
Olympique et les fédérations sportives internationales, qui établissent les normes communes
et les systèmes de classement.
Le mouvement olympique
Le mouvement olympique moderne est né en juin 1894, de l’initiative du baron Pierre
de Coubertin, lors du Congrès international athlétique de Paris et de la constitution, le 23
juin 1894, du Comité international olympique (CIO).[5]
Ce mouvement comprend trois constituants principaux : le CIO, les fédérations
sportives internationales et les comités nationaux olympiques. Il comprend également les
comités d’organisation des Jeux Olympiques (COJO), l’ensemble des athlètes, officiels,
arbitres, juges, entraîneurs qui se soumettent à la Charte olympique, et, au sens large, les
fédérations sportives nationales (FSN), les associations sportives et les clubs sportifs
reconnus. Selon la Charte olympique, le but du mouvement olympique est « de contribuer à
la construction d’un monde meilleur et pacifique en éduquant la jeunesse par le biais d’une
pratique sportive en accord avec l’olympisme et ses valeurs ».[5]
-Le CIO
Le CIO est une organisation non gouvernementale internationale, à but non lucratif
et l’autorité suprême du Mouvement olympique. Le 23 juin 1894, les délégués au « Congrès
pour le rétablissement des Jeux Olympiques » du baron Pierre de Coubertin ont voté non
seulement pour le rétablissement des Jeux Olympiques dans une forme moderne mais aussi
pour la création d’un comité international qui servirait à organiser le Mouvement olympique
nouvellement formé. D’abord appelé Comité International des Jeux Olympiques, il a ensuite
été renommé Comité International Olympique.[14]
L’une des principales responsabilités du CIO est d’assurer la stabilité financière
continue du Mouvement olympique. Pour ce faire, il sécurise non seulement les revenus
olympiques, mais il les répartit aussi équitablement entre les organisations membres du
Mouvement olympique, de sorte qu’elles puissent contribuer efficacement à l’organisation
des Jeux Olympiques et promouvoir le développement du sport et l’Olympisme à travers le
monde. Les principales sources de revenus olympiques sont la vente des droits de
retransmission des Jeux Olympiques et le Programme mondial de parrainage des partenaires
olympiques. L’augmentation des revenus issus de la retransmission et des parrainages au
cours des dernières décennies a apporté au Mouvement olympique et au sport en général une
solide base financière.
-Les FI
Sont des organisations internationales non gouvernementales qui administrent un ou
plusieurs sports sur le plan mondial et regroupent les fédérations sportives nationales. Tout
en conservant leur indépendance et leur autonomie dans l’administration de leur sport, les
FI doivent, pour être reconnues par le CIO, s’assurer que leurs statuts, pratiques et activités
sont conformes à la Charte olympique. Parmi les FI reconnues par le CIO, seules celles qui
représentent des sports figurant au programme d’une édition des Jeux sont classées comme
« olympiques »[14]
- Les CNO
Le CIO, au travers de ses 204 comités nationaux olympiques (CNO), et les
fédérations sportives internationales, au travers de leurs fédérations sportives nationales,
assurent une diffusion mondiale des valeurs sportives et olympiques et une harmonisation
internationale des disciplines sportives.
Les CNO ont pour mission de diffuser au niveau de leur territoire respectif les
principes fondamentaux de l’olympisme, inscrits dans la Charte olympique. Ils veillent à la
préparation et à la sélection des athlètes de haut niveau pour les Jeux olympiques, mais
également plus largement au développement du sport pour tous et du sport de haut niveau.
Les CNO ont aussi, le cas échéant, un rôle de sélection, dans leur pays, d’une ville candidate
à l’organisation des Jeux olympiques.[5]
-Les Instances Régulatrices Du Sport International
Les instances régulatrices du sport international sont principalement le Tribunal
arbitral du sport (TAS) et l’Agence mondiale antidopage (AMA) :
L’AMA est une fondation de droit privé suisse créée en 1999. Son objectif est de
promouvoir, coordonner et superviser au niveau international la lutte contre le dopage dans
le sport, sous toutes ses formes. Pour ce faire, elle a établi, le 5 mars 2003, en accord avec le
mouvement olympique et les représentants de 80 gouvernements, un Code mondial
antidopage, entré en vigueur au 1er janvier 2004. L’AMA se concentrent sur une approche
globale du dopage, incluant la supervision de la conformité au Code et la coordination des
organisations (ou bureaux) régionales antidopage, mais aussi la recherche, l’éducation et la
sensibilisation des sportifs.[5]
Le TAS est une institution indépendante créée en 1984 dont la fonction est de
trancher les litiges juridiques en lien avec le sport. Ces litiges sont exclusivement d’ordre
contractuel ou disciplinaire (notamment relativement au dopage), et concernent athlètes,
clubs, fédérations sportives, organisateurs de manifestation sportive, sponsors, etc.[5]
Les différentes versions des Jeux Olympiques
Les Jeux Olympiques ont été conçus par Pierre de Coubertin comme une fête
célébrée dans différents pays, tous les quatre ans et rassemblant des athlètes du monde entier
pour participer à des compétitions sportives.
-Jeux Olympiques d’été
Les Jeux de l’Olympiade sont parfois appelés plus communément « Jeux
Olympiques d’été » ou « Jeux d’été ». Ils se composent des sports définis comme olympiques
et qui peuvent être inclus dans le programme des Jeux de l’Olympiade. Les éditions sont
numérotées consécutivement à partir des premiers Jeux de l’Olympiade qui se sont tenus à
Athènes en 1896, et leur numérotation n’est pas affectée en cas d’édition non-célébrée. Le
terme « Olympiade » s’applique à une période de quatre années consécutives et n’est utilisé
qu’en rapport avec les Jeux d’été.[14]
Pour les derniers Jeux Olympiques d’été environ 11 000 athlètes de 206 Comités
olympiques nationaux ont participé à Tokyo, qui ont eu lieu du 23 juillet au 8 août 2021,
dans 33 sports différents couvrant 339 épreuves.
-Jeux Olympiques d’hiver
Le programme des Jeux Olympiques d’hiver, parfois appelés « Jeux d’hiver », ne
comprend que les sports qui se pratiquent sur neige ou sur glace et qui sont définis comme
olympiques. Les éditions sont numérotées dans l’ordre dans lequel elles ont lieu. La première
édition, organisée par le CNO français à Chamonix en 1924, était intitulée à l’origine «
Semaine des sports d’hiver ». En 1925, le CIO décide d’établir un cycle distinct des Jeux
Olympiques d’hiver, mais ce n’est qu’en 1926 qu’il décide de reconnaître rétroactivement
la manifestation de Chamonix comme la première édition des Jeux d’hiver.[14]
Pour les derniers Jeux Olympiques d’hiver qui s’est déroulé à Pyeongchang, en
Corée du Sud en 2018, ont attiré un total de 2920 concurrents de 92 Comités Nationaux
Olympiques (CNO) avec la participation de 15 sports dans 102 épreuves.
- Les jeux olympiques de la jeunesse
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) ont été conçus comme un nouveau projet
attractif pour s’adresser aux jeunes du monde entier. C’est une étape importante pour le CIO
et le Mouvement olympique, qui prouve la décision du CIO de poursuivre son engagement
auprès des jeunes et de leur faire connaître les valeurs olympiques. Inspirés par le président
du CIO, Jacques Rogge, les JOJ ont commencé à se concrétiser lorsque la commission
exécutive du CIO a accueilli favorablement, à l’unanimité, l’idée du président en avril 2007.
Les membres du CIO ont approuvé le projet lors de la 119è Session à Ciudad Guatemala
(juillet 2007). La première édition des JOJ d’été a eu lieu à Singapour en 2010, et les
premiers JOJ d’hiver à Innsbruck en 2012.[14]
Les Jeux Olympiques de la Jeunesse ont pour but de rassembler de jeunes athlètes
talentueux âgés de 15 à 18 ans et originaires du monde entier. Les derniers JOJ d'été à Buenos
Aires en 2018 ont réuni 4 000 athlètes et ont affiché pour la toute première fois une parfaite
égalité des sexes. Les derniers JOJ d'hiver ont eu lieu à Lausanne en 2020 et ont réuni 1 872
athlètes.[15]
Système de qualification aux jeux olympiques
-Programme olympique
Le « programme olympique » est le programme des sports, disciplines et épreuves
établi par le CIO pour les Jeux de l’Olympiade et les Jeux Olympiques d’hiver. Pour qu’un
sport soit olympique, il doit être régi par une FI reconnue par le CIO. Une discipline est une
branche d’un sport comprenant une ou plusieurs épreuves. Par exemple, le cyclisme sur
route, le cyclisme sur piste, le vélo tout terrain et le vélo BMX sont des disciplines du
cyclisme. Une épreuve est une compétition dans un sport ou dans l’une de ses disciplines,
qui a pour résultat un classement et donne lieu à une remise de médailles et de diplômes. Par
exemple, la course sur route individuelle femmes ou le contre la montre individuel hommes
sont des épreuves de la discipline du cyclisme sur route.[14]
-Les systèmes de qualification
Les systèmes de qualification sont les règlements établis par les FI qui consistent en
règles, procédures et critères de participation aux compétitions des Jeux Olympiques, sous
réserve de la sélection finale par chaque CNO. Ces systèmes doivent être conformes à la
Charte olympique et aux principes du système de qualification, et seront approuvés par la
commission exécutive du CIO.
Les principes que devront appliquer chaque FI pour la planification et l'organisation
des épreuves de qualification pour les Jeux ainsi que pour le calendrier de ces épreuves
figurent également dans les principes relatifs aux systèmes de qualification. Comme le
stipulent les principes relatifs aux systèmes de qualification, chaque système de qualification
doit indiquer le nombre maximum d'athlètes par CNO et par épreuve et veiller à ce que le
quota total d'athlètes approuvé par la commission exécutive du CIO ne soit pas dépassé.
Chaque système de qualification comprendra par conséquent un échéancier qui devra
tenir compte du fait que la période de qualification pour un sport/discipline ne pourra pas
excéder 24 mois.
Bibliographie
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https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1258 (accessed March 23, 2023).
[12] httpswww.cairn.inforevue-courrier-hebdomadaire.pdf n.d.
[13] Loi n° 30-09 promulguée par le dahir n° 1-10-150 du 13 ramadan 1431 (24 août 2010)relative à l’éducation physique et aux sports. n.d. http://bdj.mmsp.gov.ma/Fr/Document/9011-Dahir.aspx (accessed March 23, 2023).
[14] Roger Jackson & Associates Ltd. Manuel d’administration sportive. Comité
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