Le countermovement jump pour suivre la fatigue : une approche limitée
I - La fatigue neuro-musculaire : pourquoi la monitorer ?
La fatigue neuro-musculaire (FNM) se caractérise par une baisse de la capacité d'un athlète à produire de la force musculaire, induite par l'exercice (Gandevia, 2001). L'accumulation de FNM amène une dégradation de la capacité à produire de la force (Kreher & Schartz, 2012) et baisse la qualité de la commande motrice (Filho & Musialowski, 2019) pouvant induire une augmentation du risque de blessure. Pour que l'entrainement permette une amélioration des performances durables, il est nécessaire d'imposer, il est nécessaire d'imposer au corps un stress qui se traduit par un niveau de fatigue plus ou moins élevé (Borresen & Lambert, 2009), suivi d'une période de récupération adéquate (Kellmann et al., 2018). Il est alors primordial de pouvoir contrôler le niveau de fatigue de l'athlète pour assurer une permanente adaptation de l'entrainement et respecter la balance stress/adaptations. Afin de pouvoir mesurer objectivement le niveau de fatigue d'un athlète, plusieurs tests ont été proposés dans la littérature, dont le countermovement jump (CMJ).
II - Le countermovement jump
Le countermovement jump est un saut