Agence nationale du sport
Primo rédacteur Morgane LAUPRÊTRE, 2023
Histoire et origines
Si l’on remonte dans notre histoire contemporaine, on découvre que dès la rénovation des Jeux Olympiques, l’Etat s’est impliqué dans la structuration du sport en France. Au début des années 60, devant les résultats catastrophiques des Français aux Jeux Olympiques de Rome, un plan de redressement du sport français est mis en place par le Général De Gaulle. Ce n’est que récemment que la politique sportive française ne repose plus uniquement sur la mise en œuvre des décisions et orientations du Ministère des Sports par les directions régionales et départementales de la jeunesse et des sports, les fédérations sportives qui ont l’agrégation et le centre national pour le développement du sport (CNDS).
En effet, en 2017, la ville de Paris se voit attribuer les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Cet évènement sera déclencheur d’une réflexion sur la gouvernance du sport en France : le système sportif français datant de 1960 doit évoluer pour répondre à de nouveaux enjeux que sont le développement des pratiques sportives et la haute performance en vue des Jeux de la XXXIIIᵉ olympiade. C’est dans cette visée qu’en août 2018 est remis au Ministère des Sports, un rapport de Laurence Lefèvre et Patrick Bayeux intitulé “Nouvelle Gouvernance du Sport”.
Ce document issu de six concertations mobilisant plus de 500 personnes entre janvier et juillet 2018 évoque pour la première fois la création d’une agence nationale unique incarnant la haute performance. Le rapport met également en avant la nécessité de créer des conférences régionales du sport afin d’être au plus proche des territoires et de répondre à une demande sociale. L’objectif de ces conférences régionales du sport serait alors de regrouper les acteurs du sport des régions afin qu’ils puissent émettre des avis sur le projet sportif territorial (PST) qui les concerne. Cette agence financerait dans un second temps les projets sportifs territoriaux résultant de ces concertations, en lien avec la performance et le développement de la pratique sportive.
De ces réflexions naît en 2019 l’Agence Nationale du Sport (ANS), un groupement d’intérêt public (GIP) basé sur l’idée d’une gouvernance partagée du sport français entre l’Etat, les acteurs économiques du monde du sport, les collectivités territoriales et des personnes morales de droit privé représentant le mouvement sportif.
L’objectif de cette organisation est de “renforcer les capacités sportives de la Nation sur le fondement d’une gouvernance collégiale et concertée du sport tout en contribuant à la réduction des inégalités sociales et territoriales en France” ¹.
Les ressources du groupement
Les ressources de l’Agence Nationale du Sports sont multiples, tout comme les acteurs qui la composent. L’Etat lui attribue notamment des subventions annuelles via le Ministère des Sports, mais lui reverse aussi des taxes affectées par la loi de finances.
Les associations représentant les collectivités territoriales mettent également des ressources à disposition du groupement. Cette contribution se fait de manière non-financière en mettant par exemple à disposition des supports de communication au profit de l’agence et ses partenaires au sein des équipements sportifs cofinancés. Elle mobilise aussi les collectivités sur l’organisation de concertations dans les territoires comme les conférences des financeurs. Les associations coorganisent les conférences régionales du sport et mettent du personnel à disposition de l’ANS lors de ces évènements.
Le mouvement sportif, incarné notamment par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) ainsi que les fédérations sportives, s’engage également à mettre à disposition de l’ANS des ressources en nature, notamment :
Les acteurs économiques contribuent de manière non financière en communiquant auprès des entreprises adhérentes du groupement, via les bases de données clients, sur des contenus éditoriaux portés par l’Agence. Ils mettent également en réseau des acteurs économiques et l’ANS en activant des partenariats privés en sa faveur. Les acteurs économiques construisent également une communication ciblée pour les fédérations et les athlètes à fort potentiel olympique/paralympique en promouvant la prise en charge de leurs frais par des entreprises partenaires ou en mettant les athlètes en relation avec des entreprises afin qu’ils puissent conclure des contrats d’image. Ces acteurs peuvent également prendre en charge des études permettant d’éclairer les orientations stratégiques de l’ANS en matière de consommation sportive des Français et d’observation de leur pratique sportive.
Des personnes physiques ou morales privées contribuent également à financer ce groupement via des dons et du mécénat. L’ANS s’autofinance aussi grâce aux recettes de partenariats privés ou de programmes commerciaux.
Objectifs et enjeux
L’ANS cherche à répondre à deux enjeux, matérialisés par deux pôles :
En chiffres
Chaque année, l’ANS soutient près de 2 700 sportifs, 18 000 associations et finance plus de
5 000 emplois sportifs. Son budget 2023 représente 462,9 millions d’euros dont 70% sont dédiés au développement des pratiques sportives et 30% à la haute performance.
Notes et références
Sources
Les documents :
Références
Sites :
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Mars 2023. Présentation de l’Agence. Agence Nationale du Sport. Accueil | Agence nationale du sport (agencedusport.fr)