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Adresse

Primo dacteur Jean-Marc TOUZÉTOUZÉ 2023

Selon le Petit Robertii illustréillustré (2022), l'Adresse est «« la qualitéqualité physique d’d’une personne qui fait les mouvements les mieux adaptéadaptés, les plus efficaces, dextéritédextérité, habiletéhabileté »». Michel PRADET1 appréappréhende l’l’adresse àà partir de la formule : Adresse = Coordination + HabiletéHabileté et propose la finition suivante : «« facultéfaculté d’exéd’exécuter, avec la plus grande efficacitéefficacité possible, un mouvement intentionnel pour soudre une che concrèconcrète. L’L’adresse implique donc l’él’économie, la préprécision, l’efficacitél’efficacité, autant d’d’aspects qu’qu’il faudra respecter pour concevoir un processus de veloppement »». 

La formule de Michel PRADET conduit àà s’s’interroger sur la relation entre adresse et coordination, les 2 éétant souvent confondues voire interchangeables. On peut finir la coordination motrice comme la facultéfaculté «« d’exéd’exécuter avec vitesse et efficacitéefficacité un mouvement intentionnel pour soudre une che concrèconcrète »»iii . Jurgen WEINECK préprécise éégalement que «« l’él’économie réaliséréalisée par la coordination motrice est inhéinhérente àà la grande préprécision du contrôcontrôle moteur et se traduit par la possibilitépossibilité de répérépéter des mouvements identiques avec une moindre pense de force et d’éd’énergie »»iv 

La coordination motrice serait une aptitude psychomotrice (FLEISHMAN), donc stable, génégénétiquement déterminédéterminée, sur laquelle l'adresse (qualitéqualité ou capacitécapacité physique) va s'appuyer pour se velopper au travers des expéexpériences motrices (vie quotidienne, enseignement, entraîentraînement... Etc). L’L’adresse agit comme un pilote des diffédifférentes qualitéqualités physiques (adresse, endurance, puissance, souplesse) lors de l’exél’exécution de diffédifférentes catécatégories d’habiletéd’habileté comme la locomotion, la manipulation et la posture, qu’qu’elles soient génégénérales ou spéspécifiques. 

Aspect neuromoteur 

Pour agir dans un environnement plus ou moins stable et chargéchargé d’d’incertitude, le cerveau s’s’appuie sur la gestion de diffédifférents types d’d’information. Celles issues du monde extéextérieur, perceptions, sont complétécomplétées par des informations issues du corps, sensations (proprioceptives, kinesthékinesthésiques, intéintéroceptives). Le systèsystème nerveux est donc organiséorganisé et structuréstructuré pour contrôcontrôler, adapter ou modifier le mouvement en permanence au cours de l’exél’exécution (nerfs moteurs) grâgrâce aux informations transmises par les nerfs sensitifs. L’L’adresse va s’s’exprimer au cours de l’él’étape motrice du processus (elle est anmoins pendante de celle qui re les informations, commande motrice et traitement de l’l’information s’s’effectuant en parallèparallèle mais dans des zones diffédifférentes du cerveau). Plus l’l’individu est adroit, plus le contrôcontrôle et les gulations qu’qu’il opèopère seront préprécises et efficaces. Ces dimensions sont renforcérenforcées si les expéexpériences motrices sont riches, variévariées et répétérépétées. 

riode favorable de veloppement 

Une majoritémajorité d’d’auteurs s’s’accorde àà faire de l’l’adresse une prioritépriorité dans l’l’acquisition des qualitéqualités physiques, en commençcommençant son veloppement le plus t possible et en le prolongeant tout au long de la formation de l’l’enfant. La maturation du systèsystème nerveux permet et requiert une diversification ainsi qu'un enrichissement des expéexpériences motrices. En effet, àà 6 ans le cerveau a pratiquement atteint 90 àà 95% de son poids àà l'ââge adulte et la myémyélinisation4 des fibres nerveuses est complècomplète. Cette myémyélinisation accroîaccroît grandement la capacitécapacité de prise et de traitement de l'information, tout en terminant l'améamélioration du contrôcontrôle et de la préprécision du mouvement. Lors de la pubertépuberté, les caractécaractéristiques morphologiques de l’l’individu sont bouleversébouleversées (augmentation de la taille et du poids, disparitédisparité entre les diffédifférentes parties anatomiques), la coordination s’s’adapte difficilement àà ses modifications brutales ce qui entraîentraîne une chute de l’l’adresse. Des exercices et situations sollicitant àà nouveau cette qualitéqualité, permettraient le maintien d’d’un bon niveau de contrôcontrôle malgrémalgré une croissance accéléréaccélérée. 

Facteurs influant sur le niveau d’d’adresse 

La vitesse d’d’exéexécution 

Elle a un impact direct sur l'adresse. Si elle augmente, il est plus difficile de maintenir un bon niveau de contrôcontrôle et l'adresse faiblit, inversement si la vitesse diminue le niveau de contrôcontrôle remonte et l'adresse augmente.  

L’L’amplitude 

L’L’amplitude des alisations influe sur l'adresse de manièmanière diversifiédiversifiée selon les ches àà effectuer. Certains mouvements vont exiger de plus en plus d'adresse plus on s'ééloigne de l'axe du corps, alors que d'autres seront optimum àà une distance moyenne et pourront requérequérir de plus en plus d'adresse que l'on se rapproche ou que l'on s’és’éloigne de l'axe du corps (Proximal ou Distal). Enfin, en grande majoritémajorité, la difficultédifficulté va croîcroître selon que l'on exéexécute un geste devant soi, sur le côtécôté et derrièderrière soi. 

La souplesse 

En relation avec l’l’amplitude, la souplesse entretient un lien intime avec l’l’adresse. A complééter ene s’s’appuyant sur l’l’article de Bernard GROSGEORGES sur la PréPréparation physique orientéorientée.  

La latélatéralisation 

Chaque individu àà une préprédisposition (préfépréférence) pour un côtécôté par rapport àà l'autre, le niveau d'adresse est donc fortement affectéaffecté par cette préprédisposition. Dans la pratique il est cessaire de ne pas gliger cette dimension en sollicitant le côtécôté «« fort »» (préférépréféré) comme le côtécôté «« faible »». 

La fatigue 

Elle a pour effet d'altéaltérer la coordination, ce qui fait baisser automatiquement le niveau d'adresse. Un entraîentraînement spéspécifique en situation de fatigue pourra corriger ce phénomèphénomène.  

La concentration 

La Concentration agit sur le contrôcontrôle du mouvement dans la mesure la fonction de gulation n'est pas correctement assuréassurée. La qualitéqualité des prises d'informations ainsi que leur traitement baissent lorsque la concentration diminue, ce qui entraîentraîne inéinévitablement une chute de l'adresse.  

L’éL’équilibre 

L'adresse est fortement impliquéimpliquée dans la gestion me de l'ééquilibre au travers des «« coordinations posturales »». Les situations d'ééquilibre et désédéséquilibres influent sur le niveau d'adresse d'une habiletéhabileté 

Le temps de pratique 

Le temps de pratique dans l’habilitél’habilité constitue un facteur de progrèprogrès, quelle que soit la qualitéqualité de cette pratique. La préprécision et l’efficacitél’efficacité dans les alisations croissent avec le temps, alors que la proportion des gains est hétérogèhétérogène.  

La complexitécomplexité 

Les mouvements, les gestes, les techniques mobilisent diffédifférentes coordinations, par association ou dissociation segmentaires impliquant un nombre d’d’articulations, des angles et des vitesses plus ou moins importants. Plus ces dernièdernières seront complexes plus le pilotage exercéexercé par l’l’adresse sera difficile. 

veloppement de l’l’adresse  

La prise en compte des facteurs présentéprésentés ci-dessus permet d’d’envisager diffédifférents moyens pour optimiser cette qualitéqualité. Comme pour tout processus d’d’apprentissage et de veloppement, il est indispensable de ne pas perdre de vue la dimension innéinnée (voir finition en prépréambule) et donc que le niveau de coordination motrice limitera inéinévitablement le niveau d’d’adresse. Le deuxièdeuxième paramèparamètre de la formule de Michel PRADET est éégalement àà prendre en compte, le type d’habiletéd’habileté «« stéréotypéstéréotypée »» ou «« ferméfermée »», «« non stéréotypéstéréotypée »» ou «« ouverte »» influencera les moyens àà mettre en œœuvre.   

La répérépétition 

Elle permet dans un premier temps d’d’augmenter le niveau d’d’adresse puis de le stabiliser. Selon Richard A. SCHMIDT5, lorsqu’lorsqu’on effectue une ou plusieurs ries identiques d’d’une me technique, les performances imméimmédiates sont plus importantes : Effet àà court terme et instabilitéinstabilité 

La variabilitévariabilité 

La VariabilitéVariabilité de la che permet l’l’enrichissement et la stabilisation du niveau de contrôcontrôle de l’l’adresse au cours de l’l’apprentissage. Toujours selon SCHMIDT, lorsqu’lorsqu’on effectue une ou plusieurs ries d’d’une me technique en faisant varier un paramèparamètre (vitesse, hauteur, poids, distance, ) on renforce l’l’apprentissage = Effet àà long terme et stabilitéstabilité. Lorsqu’Lorsqu’on lange ou qu’qu’on intercale diffédifférentes techniques dans une me rie, c’c’est éégalement l’l’apprentissage qui est renforcérenforcé. Si en complécomplément on fait varier les paramèparamètres, les gains sont encore supésupérieurs.  

La diversification de l’l’environnement 

La diversification de l’l’environnement d’d’expression de l’l’adresse concourt éégalement àà son veloppement comme àà son enrichissement. Dans les situations présentéprésentées, le pratiquant agit par adaptation àà des paramèparamètres tels que le temps, l’l’espace, les caractécaractéristiques du projectile, la topographie des lieux   

Le Jeu 

Le jeu permet d’d’exploiter, d’d’exercer, de tester l’l’adresse dans des contextes de complexitécomplexité et d’d’incertitude plus ou moins importants selon les gles, la préprésence ou non de partenaires et d’d’adversaires, mais éégalement de valider et/ou rifier les transformations du pratiquant.  

L’L’effet miroir 

L’L’effet miroir lors de la alisation d’d’un geste sur le côtécôté opposéopposé aura pour effet de renforcer l’efficacitél’efficacité côtécôté préfépréférentiel. A complécompléter / RéféRéférences  

La repréreprésentation mentale 

Elle constitue une piste intéintéressante, dans la mesure la facultéfaculté de se repréreprésenter mentalement un geste effectuéeffectué ou àà effectuer préprésente un intérêintérêt certain dans la qualitéqualité de alisation de celui-ci. A complécompléter / RéféRéférences  

NOTES ET REFERENCES  

Sources :  


  1. PRADET Michel, Energie et conduites motrices, INSEP (1989) / pages 107-108. 

  1. PRADET Michel, LEGROS Patrick, L’L’effort, Revue EPS 1, numénuméro 18, page 2, 1984. 

  1. WEINECK Jurgen, (1997) / Manuel d’entraîd’entraînement, Vigot Paris 1983 / page(s) ?  

  1. SCHMIDT Richard A. Apprentissage moteur et performance, Vigot 1993 /page(s) ?  


RéféRéférences :  


  • La myémyélinisation est le processus qui assure le recouvrement des fibres nerveuses par une gaine de myémyéline. Cette substance, non seulement accélèaccélère la vitesse de circulation de l'influx nerveux, mais augmente éégalement sa qualitéqualité, permettant ainsi la mise en fonction de territoire nerveux encore en sommeil et par voie de conséconséquence l'accéléaccélération des acquisitions. 

  • D’aprèD’après Thierry BLANCON et FrédéFrédéric AUBERT, la disponibilitédisponibilité dans l’l’action est gage de maîmaîtrise des temps forts et des temps faibles. Ce n’n’est pas sans incidence sur les qualitéqualités d’d’adresse dont peut disposer le sportif. Ces auteurs aiment rappeler la finition de l’élasticitél’élasticité qui dit que si un corps, aprèaprès avoir étéété déformédéformé, revient àà sa position initiale, il est éélastique. Cette finition dit aussi de manièmanière indirecte que toute crispation, ou contraction musculaire parasite, est nuisible àà l’l’adresse. Ainsi, il est judicieux de faire la diffédifférence entre tonicitétonicité et crispation ! 

  • Thierry BLANCON finit la fatigue comme une altéaltération temporaire des capacitécapacités physiques et/ou psychologiques d'un individu. Dans quelle mesure, la fatigue a-t-elle une incidence sur l’l’adresse ? La question est poséposée. 

  • En 1984, Michel PRADET et Patrick LEGROS éécrivent, dans le numénuméro 18 de la revue EPS 1, que ladresse permet d’d’adapter son activitéactivité àà des situations variévariées avec un maximum d’efficacitéd’efficacité. Son domaine passe largement celui des seules connaissances physiologiques et nous ne pouvons expliciter ici cette notion. Cependant, il serait cessaire d’d’en appréappréhender les diffédifférentes composantes afin d’d’illustrer des termes aussi impréimprécis prise de conscience du corps”corps”, intelligence de mouvement”mouvement”, “maî“maîtrise et efficacitéefficacité du geste”geste”, qui lui sont liéliés et dont l’apprél’appréciation objective s’avè’avère difficile. 

  • KinesthéKinesthésie : Perception consciente ou inconsciente renseignant, àà tout instant, le sujet sur le positionnement de son corps dans l'espace. On parle parfois de perception du schéschéma corporel. Cette finition, souvent reprise par Thierry BLANCON et FrédéFrédéric AUBERT, est àà mettre en relation avec la prise de conscience du corps”corps” évoquéévoquée par Michel PRADET et Patrick LEGROS. 


Bibliographie 


  • GROSGEORGES (Bernard), FARCY (Stevy). L’agilitéL’agilité dans les sports collectifs. Editions 4 Trainer, 2016. 


A voir : 

https://insep.canal-sport.fr/play?video=72027 

La place de la force dans les sports d’d’adresse. Question/ponse : Serge GUEMARD & FrédéFrédéric AUBERT.